Volume 9, numéro 2 — Février 2009
Les Colocs
Chasser les démons…
Le 7 mai 2000, Dédé Fortin croise son gérant, Raymond Paquin, sur la rue Saint-Denis. Il pleut. Fortin pose la tête sur l'épaule de Paquin et lui dit que ça tourne à l'intérieur, qu'il va voir un psychologue le lendemain matin.
Pour le rassurer, il lui affirme qu'il a des somnifères pour mieux dormir. Raymond Paquin le regarde droit dans les yeux. Fortin soutient son regard: Ce que nous nous sommes dit dans ce dernier regard n'appartient à personne et je ne me sens pas le droit d'en disposer
, écrira le gérant des Colocs quelques années plus tard.
Le soir même, en entrant chez lui, Paquin trouve le dernier texte d'André Fortin sur son télécopieur: le poème que publia La Presse dans son édition du 11 mai. Étrangement, ce poème, intitulé Comète, a rassuré le gérant: Il écrivait encore. J'étais assez naïf, ou assez tordu, pour croire qu'il avait encore des réserves, puisqu'il avait encore accès au meilleur de lui-même.
→ Texte complet | Sauter le menu
Sommaire – Février 2009
- Le Ras Tafari, descendant direct du roi Salomon, est perçu par ses adeptes comme le messie annoncé, l'incarnation de Dieu (Jah)…
- La formation Tryo en tournée au Québec: Montréal, Saint-Jean-sur-Richelieu, Sherbrooke, Québec, Trois-Rivières…
- Le Comité culturel Disraeli présente Paul Cargnello en spectacle à la Salle JN Plante!
- L'histoire des Colocs projetée sur écran géant en mars 2009 avec le film Dédé à travers les brumes!